Quels sont les 4 facteurs individuels des TMS ?

Quels sont les 4 facteurs individuels des TMS ?

Les TMS résultent d’un déséquilibre entre les capacités physiques du corps et les sollicitations et contraintes auxquelles il est exposé. Ils entraînent plusieurs maux comme des douleurs, des restrictions d’aptitude ou encore un handicap. Mais quels sont les facteurs qui favorisent les TMS ? Nous apportons réponse à cette question dans cet article.

Qu’est-ce que les TMS ?

Le sigle TMS indique les Troubles musculo-squelettiques. Ils touchent les systèmes entourant les articulations et sont le plus souvent observés dans les membres supérieurs ou le bas du dos. Les TMS touchent les muscles, les tendons, les nerfs… Le contexte professionnel constitue la première cause de l’apparition des TMS chez un patient.

A voir aussi : Comment créer un site Web rentable ?

Comparativement aux syndromes d’épuisement professionnel, avec le burn-out ou encore l’ennui, les TMS sont perçus comme des maladies du travail. Ils sont responsables de plus de 87 % des pathologies du travail qui entraînent un abandon de poste ou un remboursement monétaire, d’après l’agence d’assurance maladie Amélie. En moyenne, on recense plus de 30 000 nouveaux cas chaque année en France. Les TMS ont un coût important pour les entreprises !

Quels sont les facteurs individuels des TMS ?

Les facteurs individuels se rapportent aux particularités inhérentes aux personnes et à leur style de vie. Le sexe, l’âge ou la condition physique sont des éléments générateurs de stress pour les TMS. Le diabète, les maladies rhumatismales inflammatoires ou l’obésité augmentent aussi le risque. Par ailleurs, les femmes sont également plus souvent sujettes aux troubles du canal carpien.

A lire en complément : Boostez votre productivité grâce à la méthode Pomodoro

Une personne en surpoids, souffrant de diabète ou de rhumatismes inflammatoires, sera donc plus sujette à un risque plus élevé.

Toutefois, la spécificité inter-personne peut également être liée à l’absence de formation à l’entreprise ou au manque d’expertise des techniques d’exécution. Chaque personne étant précise, il peut exister une « sensibilité personnelle » qui, pour un même geste effectué, entraînera une tendinite chez certains humains ou pas chez d’autres.

Quels sont les autres facteurs des TMS ?

Excepté les facteurs individuels, il existe aussi d’autres facteurs susceptibles de causer des TMS. On note entre autres :

Les facteurs environnementaux

Les facteurs environnementaux sont des éléments de risque de stress diffus. Lorsqu’une personne y est soumise, elle est plus exposée au danger de TMS. Parmi les éléments environnementaux, on peut citer la fréquence du bruit, la distance, les outils de travail, mais aussi l’exposition au froid.

Les facteurs organisationnels

Les activités en entreprise ont un impact majeur sur l’incidence, la préservation ou l’aggravation des TMS. En effet, elle détermine en grande partie l’intensité des autres facteurs de gravité de TMS- posture, effort, répétition et peut également générer une pression dans le cas d’une organisation parallèle.

On note par exemple le manque de pauses, une charge de travail élevée, une durée de travail excessive ou encore la standardisation des modes opératoires.

Les facteurs psychosociaux

Le mécontentement et la pression au travail, le sentiment de non-reconnaissance, la routine, le temps de travail et les relations familiales difficiles entre collègues ou avec la hiérarchie sont des dangers psychosociaux qui peuvent conduire à l’apparition des TMS.

Ils provoquent en effet une impression négative chez le travailleur et une lutte silencieuse. La tension musculaire croît et la sensation de douleur est multipliée.

Par exemple, lorsqu’un travailleur est sous tension, son tonus musculaire est augmenté et il sécrète des matières qui peuvent provoquer un œdème ou une irritation (Aptel, 2001). Voilà pourquoi les pathologies associées à des pressions répétées prédisposent à des complications inflammatoires.

Les facteurs biomécaniques

Par ailleurs, les facteurs biomécaniques ne sont pas non plus en reste. En rapport avec la répétitivité du travail, des postures et de la sollicitation, ils constituent également un indice de risque pour la manifestation de problèmes musculo-squelettiques.

La répétition : alors que nous pratiquons un loisir dont les tâches varient peu, ce sont les mêmes zones musculo-squelettiques qui risquent d’être constamment sollicitées. Si l’on ajoute à cela une charge de travail élevée, le risque de TMS peut être très élevé, si la récupération entre les actions n’est pas toujours assurée.